Lune froide sur Babylon (Michael McDowell, éditions Monsieur Toussaint Louverture)

La jeune Margaret est retrouvée morte dans le Styx, une rivière qui serpente dans une région reculée de Floride. Son frère et sa grand-mère sont inconsolables. Cette dernière est persuadée que le coupable est un certain Nathan, le tout-puissant banquier de la ville. Prête à tout pour le condamner, malgré l’absence de preuve, elle va redoubler d’effort pour rallier le plus de personnes possible à sa cause alors que dans le marais, une menace d’un autre genre ne tarde pas à émerger… L’éditeur Monsieur Toussaint Louverture continue d’éditer d’anciens romans de Michael McDowell. Lune froide sur Babylon arrive ainsi après la saga Blackwater, Les Aiguilles d’Or et Katie. Un roman qui, comme les précédents, a fait l’objet d’une très belle édition, qui justifie presque à elle seule l’achat. Lune froide sur Babylon qui est surtout un excellent livre sur la famille, l’avidité et la vengeance. Michael McDowell (connu chez nous pour avoir écrit les scénarios de Beetlejuice et L’étrange Noël de Monsieur Jack) fait à nouveau montre d’un talent hors-norme pour raconter avec fluidité et poésie une histoire tragique, tour à tour violente et baroque, qui sait en plus se montrer terriblement immersive. Le genre de livre qu’il est très difficile de lâcher une fois ouvert…